C'est un scoop : le syndicat CFTC de la société Transports de l'Agglomération de Montpellier (TAM) va déposer une plainte pénale dans les prochains jours auprès du procureur de la République de Montpellier pour "mise en danger de la vie d'autrui, à savoir les salariés et les usagers, en raison de la mise en circulation de pièces de rechange usées sur le matériel roulant". Cette plainte qui pourrait être expédiée au procureur Brice Robin lundi 22 octobre sera étayée par des documents, des photographies et des témoignages, attestant que des pièces ayant déjà servies sont réutilisées pour faire rouler des rames, alors qu'elles seraient usées. Le lendemain, mardi 23, les élus du syndicat organiseront une manifestation devant la gare SNCF Saint-Roch, de 7h à 11 h, où ils distribueront aux usagers des documents pointant justement ces problèmes d'insécurité sur les rames dotées de pièces usagées mettant en danger les clients, de plus en plus nombreux depuis la mise en fonction des lignes 3 et 4 du tramway. Par ailleurs, les rapports entre la direction de TAM et le syndicat CFTC se dégradent de plus en plus au fil des jours, depuis que la presse a révélé que des rames du tram de Montpellier présentaient un danger permanent pour les traminots et les passagers. Du coup, les treize élus du syndicat CFTC seraient sur le point de démissionner. Interrogé sur tous ces points, Djamel Boumaaz, responsable CFTC de TAM a simplement évoqué l'opération de sensibiliisation menée mardi 23 octobre devant la gare SNCF, refusant de s'exprimer sur les autres points que nous révélons aujourd'hui. A suivre.
Jean-Marc AUBERT
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